Nous avions abordé le palmitoyléthanolamide (PEA), pour ses remarquables actions antidouleur.
Mais suite à l’engouement des scientifiques pour ce lipide, on découvre aujourd’hui ses nouvelles
vertus thérapeutiques, notamment concernant le système immunitaire, l’arthrose, l’allergie, le sommeil,
ainsi que d’autres domaines où il s’avère plein de promesses.
Tout comme les oméga-3, le palmitoylethanolamide (PEA) fait partie des lipides les plus précieux de l’organisme, mais les bénéfices qu’il peut apporter pour la santé dépassent de loin ceux des oméga, qui sont pourtant essentiels contre l’obésité et les maladies chroniques, et indispensables à la bonne santé des yeux et du cerveau…
Les études se sont multipliées ces dernières années, et montrent les très nombreux bénéfices de cette « supergraisse« qu’est le PEA: un antidouleur 100 % naturel, qui est aussi un soutien de l’immunité, un antiviral et un anti-inflammatoire, excellent pour la santé du cerveau, neuroprotecteur, bon pour les articulations et le système cardiovasculaire, efficace pour le sommeil, et enfin , ce qui n’est pas la moindre de ses qualités, prometteur pour combattre la maladie d’Alzheimer et Parkinson.
Le PEA est produit par le corps humain, mais en toutes petites quantités qui ne font que diminuer avec l’âge. La production de cette molécule est activée « sur demande » dans des situations de stress, lors d’infections virales et bactériennes, dans les états d’inflammations, de douleurs et d’allergies, ainsi que lors des maladies cardiaques et rénales. Le corps fabrique du PEA, mais il peut aussi en puiser dans certains aliments en faibles quantités, tels que le jaune d’œuf, le lait, le soja et dans l’huile d’arachide.
Le grand oublié de la nutrition
Malgré tous des bénéfices pour la santé étayés, le PEA est encore le grand oublié de la nutrition et n’a
pas été utilisé couramment par la médecine. Peut-être parce qu’elle était incapable d’expliquer son
fonctionnement précis.
La véritable révolution date des années 1990, lorsque les chercheurs ont percé le mystère d’un système de communication du corps humain jusque-là méconnu, le système endocannabinoïde, ou SEC. C’est en découvrant le SEC, que la médecine a véritablement compris le fonctionnement du PEA, qui est intrinsèquement lié au SEC.
PEA un super CBD
Il existe donc dans le corps humain, un système de communication nerveux qui utilise des molécules semblables à celles du chanvre, les endocannabinoïdes.
D’où l’engouement actuel pour le CBD. Le gros avantage du PEA, c’est que bien que n’étant pas cannabinoïde, il agit pourtant sur le SEC.
Cette action est particulièrement intéressante car le système endocannabinoïde est d’une importance
considérable pour le corps humain. On retrouve des récepteurs cannabinoïdes CB1 et CB2 dans presque toutes les cellules du corps.
Le SEC joue un rôle essentiel pour :
la plasticité neuronale
le contrôle des émotions
les capacités d’apprentissage
le contrôle de l’appétit
la formation des cellules graisseuses
la sécrétion d’adrénaline et de corticostérone
le fonctionnement du système cardio-vasculaire
le système digestif
le contrôle de l’inflammation et de l’activité des cellules immunitaires
Une complémentation en PEA permet d’activer ce système d’équilibrage du corps sans effet indésirable notable
Un antiallergique prometteur
Les réactions allergiques comme la rhinite allergique, la dermatite allergique et l’asthme allergique sont
caractérisées par l’inflammation et l’infiltration inflammatoire des cellules.
L’effet antiallergique du PEA a été détecté dès l’article de Coburn de 1954, sur les propriétés antiallergiques du jaune d’œuf sur les cochons d’Inde. Il y a beaucoup d’études qui démontrent ces effets sur les animaux, moins sur les humains, mais deux études sur des dermites atopiques soignées grâce au PEA.
Un booster d’immunité
Dans les années 1960, le PEA a été utilisé pour la première fois pour le traitement de la
grippe et du rhume. L’intérêt pour la recherche a augmenté dans les années 1970, aujourd’hui, on comprend mieux les effets antiviraux du PEA, qui augmentent la résistance à l’infection.
La grippe, par exemple, se caractérise par un état hyper-inflammatoire appelé « tempête de cytokines « .
Le PEA permet de réduire la production de ces cellules inflammatoires.
Le PEA protège également des infections bactériennes et, administré en prophylaxie sur des souris méningitiques, a augmenté leur durée de vie en l’absence d’antibiotiques. Des études similaires ont démontré que le PEA améliore la résistance aux infections bactériennes systémiques.
Enfin, le PEA permet de lutter contre la dysbiose intestinale, en fabriquant des bactéries telles que
Akkermansia muciniphila, qui a des effets protecteurs dans l’obésité et le diabète, ou encore
Eubacterium, qui a des propriétés régulatrices du microbiote. C’est la raison pour laquelle le
PEA devient de plus en plus populaire en ce qui concerne la recherche sur le microbiote.
Le PEA se révèle donc particulièrement prometteur concernant ses effets sur la fonction immunitaire,
documentés par pas moins de 350 articles universitaires révisés. Il est considéré comme un immunomodulateur d’avenir, capable de canaliser les défenses immunitaires.
Le PEA contre Alzheimer ?
L’inflammation neurologique joue un rôle clef dans les maladies dégénératives telles que la maladie
d’Alzheimer ou celle de Parkinson, mais aussi dans l’épilepsie, les troubles cognitifs ou comportementaux.
Les effets neuroprotecteurs du PEA sont dus à sa capacité à modifier l’activation des mastocytes,
des microglies et des astrocytes, de sorte que la résistance à l’infection soit améliorée sans activer l’inflammation.
Dans les cas des maladies de Parkinson et d’Alzheimer, d’AVC, de thrombose et de traumatisme cérébral,
un protocole à base de PEA a permis de diminuer l’inflammation des neurones, de protéger les patients
contre la dégénérescence neuronale, de résorber les déficits comportementaux, les troubles de
l’humeur et les difficultés locomotrices.
Le PEA, associé à la lutéoline, améliore la fabrication de nouvelles cellules cérébrales : la neurogénèse.
Il facilite la plasticité synaptique, améliore les troubles cognitifs. Ceci peut être expliqué aussi par le
caractère antidépresseur, anxiolytique et analgésique du PEA. D’autre part, la capacité du PEA à maintenir une barrière intestinale saine permet de prévenir les maladies neuro-dégénératives et les problèmes psychiatriques qui résultent de la perméabilité intestinale.
Des premières études faites sur des souris atteintes de la maladie d’Alzheimer ont montré une efficacité
des effets neuroprotecteurs du PEA.
La complémentation en PEA peut être considérée comme une piste sérieuse de traitement à court terme.
Enfin, une étude terminée en 2021 sur les souris a montré que le PEA contrait l’inflammation intestinale et
les dysfonctionnements moteurs intestinaux propres à la maladie d’Alzheimer. Ainsi, même dans une
stratégie de traitement ciblée sur l’axe cerveau-intestin, le PEA pourrait jouer un rôle prometteur.
Et pour dormir ? Ça marche aussi
D’abord, un antidouleur naturel capable d’atténuer les douleurs chroniques permet bien sûr de faciliter le sommeil.
Car rien de pire, lorsqu’on souffre, que de ne pas pouvoir se reposer. Or les qualités antidouleurs et
les vertus anxiolytiques du PEA en font un candidat de choix pour aider au repos réparateur.
Cela a d’ailleurs été prouvé dans une étude qui montre que le PEA, avant et après une opération,
améliore le rythme circadien et la qualité du sommeil en général. La supplémentation en PEA améliore
le temps nécessaire pour se sentir pleinement éveillé. C’est ce qu’a prouvé une étude publiée en
2021 sur les qualités somnifères du PEA. De même, les capacités intellectuelles au réveil sont
améliorées.
Et aussi pour les articulations !
Il faut partir du principe que dans les cas d’inflammations chroniques (comme l’arthrose et l’arthrite par exemple), la production de PEA baisse mécaniquement. C’est là qu’une supplémentation en PEA peut compenser cet épuisement, rétablir les mécanismes naturels de la réparation tissulaire, et atténuer la douleur.
Ainsi, le PEA fait double action, il améliore la santé des articulations et de l’autre, atténue la douleur naturellement.
Une étude clinique a démontré que le PEA était plus efficace que l’ibuprofène pour atténuer la douleur
due à une arthrite de l’articulation temporo-mandibulaire. Une autre étude en double aveugle a
démontré l’efficacité du PEA sur les patients atteints d’arthrite du genou, avec une réduction de
la douleur articulaire entre 40 et 50 %.
Les résultats de ces études sur les qualités antidouleur, anti-inflammatoires et réparatrices du
PEA en font un complément nutritionnel dont il serait dommage de nous passer.
Source: https://www.alternativesante.fr/douleur/pea-l-antidouleur-parfait-pas-seulement
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